Où se situe la vocation du WiMAX (zones peu peuplées, véhicules des axes routiers ou technologie de l’avenir, la 4G peut-être) ? Le HSUPA de Orange. Le point d’accès IEEE802.11n à 600 Mbit/s de Cisco. Le Wi-Fi municipal de Lucerne, par Colubris.
Le WiMAX en France
En Juillet 2006, quatre consortiums ont obtenu 38 des 49 licences WiMAX mobile 802.11e, le solde étant attribué à des Conseils régionaux. Il est intéressant de noter l’originalité des stratégies annoncées.
• La société Bolloré Télécom a obtenu 12 licences régionales qu’elle espère déployer pour devenir le premier FAI nomade et acquérir 3 à 5 % de ce marché en 2015, en s’orientant vers les besoins des entreprises. Bolloré Télécom a confié le déploiement de son réseau à Alcatel-Lucent. Depuis le début de 2007, Alcatel-Lucent a réalisé plus de 70 réseaux pilotes WiMAX dans le monde et signé 12 contrats commerciaux. L’offre commerciale (à 15 Mbit/s) devrait intervenir en région parisienne à la fin de l’année 2007.
• La société HDDR Multi Régions a obtenu 11 licences régionales. Elle se positionne comme un exploitant grossiste dans le cadre de l’aménagement du territoire numérique, à l’intention des collectivités territoriales dans les zones rurales non couvertes en haut débit. Elle vise 10% du marché grand public et 50% du marché des PME. Elle a déjà réalisé une cinquantaine de stations de base et la mise en service de 350 stations est prévue pour fin 2007, essentiellement pour résorber des zones d’ombre. HDRR a sélectionné Motorola, dont les équipements sont capables d’écouler un fort trafic, et la maîtrise d’oeuvre des stations de base a été confiée à la filiale SOFRATEV, spécialisée en ingénierie de déploiement des réseaux de TDF.
• La société SHD, détenue par SFR et Neuf Cegetel, a obtenu 2 licences régionales, dont celle de l’Ile de France. L’offre de gros proposée sera utilisée par les deux actionnaires pour compléter les réseaux mobiles 2G/3G dans les zones denses et pour améliorer la couverture WiFi existante. Le solde sera orienté vers quelques 50 000 clients professionnels ou résidentiels en 2008 et plus de 200 000 clients à l’horizon 2010. Le consortium SHD a également signé un contrat de deux ans avec Alcatel-Lucent et le déploiement en Ile de France devrait intervenir en fin d’année 2007.
* La société Maxtel, détenue par Altitude Telecom et Autoroutes Paris Rhin Rhône, a obtenu 13 licences régionales. Elle visait le marché de gros le long des autoroutes et l’achat d’APRR par Eiffage a remis en cause les accords passés entre les deux sociétés. En concertation avec l’ARCEP, APRR a gardé l’appellation Maxtel avec deux licences (Franche-Comté et Rhône-Alpes) pour exploiter son réseau autoroutier. De son côté, Altitude Infrastructure a conservé les 11 autres licences et sa filiale AltiStream cherche un modèle économique pour le lancement d’un vrai service. Altitude Infrastructure a fait appel au Groupe CIRCET pour la mise en œuvre.
Un site WiMAX peut être assimilé à une station de base dont la baie radio s’installe sur un point haut (un site hertzien, au pied d’un pylône, en terrasse d’immeuble, etc.). Les 6 500 sites hertziens du réseau de TDF, en particulier les sites réémetteurs du réseau complémentaire qui se trouvent dans les zones à habitat dispersé, pourront héberger une grande partie des émetteurs WiMAX. De même, une mutualisation des sites réalisés par les exploitants de téléphonie mobile est possible en zone rurale, car les technologies sont complémentaires. Dans les autres cas, les implantations sur des points hauts seront négociées avec les collectivités locales lesquelles en assureront l’alimentation électrique.
Un an après l’attribution des licences, le lancement du WiMAX en France est donc en cours et l’objectif des 3 500 sites pour la fin 2008 est à la portée des différents acteurs. (Source : René Revol, Ingénieur Conseil pour l’Environnement Technique et l’Energie).
[www.renerevolconseil.com]
Développements du WiMAX dans le monde
Le système radioélectrique WiMAX, défini par la norme IEEE802.16, se développe dans plusieurs réseaux du monde. Après le Wi-Fi municipal, le WiMAX déferle aux Etats-Unis ! Motorola et Sprint viennent de présenter des produits et des services qui devraient être disponibles à partir de 2008 à Chicago et à Baltimore. Les essais ont démontré la faisabilité des connexions au réseau des ordinateurs et des téléphones mobiles en urbain avec des émetteurs espacés de plus d’un km. Sprint prévoit 5 milliards de dollars d’investissements entre 2007 et 2010 dans cette technologie qu’il considère comme la 4G. Sprint a retenu Samsung pour la fourniture des équipements de réseau. Nokia se joindra aussi à Sprint, si tout se présente pour le mieux sur le plan commercial, pour couvrir une vingtaine de villes aux Etats-Unis d’ici fin 2008. Intel a annoncé le support natif du WiMAX sur sa future plate-forme Monteniva. Le WiMAX devrait concurrencer les fournisseurs d’accès à Internet à haut débit en câble, fibre optique ou ADSL. Mais la technologie Wi-Fi concerne encore environ 500 projets en cours. Tout n’est donc pas gagné, ceci d’autant plus que des fréquences dans les 700 MHz viennent d’être libérées !
[www.wimaxforum.org/home]
De son côté, Huawei déploie le premier réseau commercial WiMAX du Moyen-Orient, sur les villes de Riyadh, Jeddah et Dammam, pour le compte de Saudi Telecom. Huawei déploiera un réseau incluant une station de base, une passerelle d’accès au réseau de service, un système de gestion de réseau ainsi qu’un système d’autorisation, d’authentification et de comptabilité. Cette solution utilisera les technologies OFDMA (Orthogonal Frequency Division Multiple Access) et MIMO (multiple-input multiple-output), permettant une couverture réseau de haute qualité et une importante capacité en débit.
[www.huawei.com]
WiMAX, un intrus qui vous veut du mal (ou du bien ?)
"Avons-nous besoin d’un WiMAX, alors que la 3G se met en place et apporte les services mobiles à haut débit" ? C’est la question que bon nombre d’exploitants se posent avant de se lancer dans des investissements hasardeux. Le bureau d’études Arthur D. Little a émis des doutes sur la rentabilité des réseaux WiMAX édifiés dans des régions où la 3G est déjà en service, rappelant que la 3G a déjà séduit un grand nombre d’exploitants (plus de 100 exploitants dans 63 pays), et pour cette raison, ses équipements ont atteint un niveau de prix abordable. Ericsson va plus loin en estimant à 600 millions le nombre d’utilisateurs de 3G en 2011, contre 30 millions seulement pour WiMAX. Pourtant, Sprint Nextel a augmenté le chiffre de ses investissements nationaux prévus en WiMAX de 3 à 5 milliards de dollars et Vodafone a surpris son public en rejoignant le club du WiMAX Forum. Mais, Vodafone ne songe t-il pas d’abord à certains marchés asiatiques ? Ou bien envisage t-il WiMAX comme un marché de services complémentaires dont la nécessité ne se révélera que dans un futur proche ?
En réalité, la rareté actuelle des services à haut débit explique que les nouveaux réseaux mis en place servent en majorité à transmettre des flux vocaux aujourd’hui. Les images ne concernent encore que 5 à 20 % des abonnés, ce qui rend les systèmes les plus performants difficilement amortissables. D’autre part, il faut tenir compte du fait que les investissements nécessaires à un réseau WiMAX sont beaucoup moins élevés que ceux liés à un réseau 3G LTE (Long Term Evolution), cette dernière technologie n’étant pas encore normalisée, les produits risquent de n’être disponibles qu’en 2010. L’interface de la LTE, comme celle du WiMAX est d’ailleurs réalisée en OFDMA. Ce qui laisse perplexe !
Autre argument majeur, celui des fréquences disponibles. Et il apparaît ici que les réseaux WiMAX qui auront peu d’abonnés pourront offrir des services à haut débit à tous, alors que ceux qui en auront beaucoup en charge, ne pourront offrir que des services vocaux. Les paramètres du WiMAX relèvent décidément de la trilogie paradoxale qui associe l’histoire du réseau, la géographie du pays et le niveau de vie des utilisateurs.
Orange et la technologie HSUPA
La technologie mobile HSUPA (High Speed Uplink Packet Access), solution fournie par Alcatel-Lucent, permet en 3G+ (HSDPA), des débits ascendants de l’ordre de 1,4 Mbits par seconde, soit 3 à 4 fois plus élevés qu’en 3G. Réservé dans un premier temps à des utilisateurs professionnels, l’extension progressive de la couverture HSUPA lui permettra, à terme, de devenir la nouvelle norme technologique grand public, favorisant les échanges de données volumineuses en déplacement (photos, vidéos, jeux en réseaux, chat vidéo). Après Lyon, Orange prévoit de couvrir à l’hiver 2007-2008 les sites de Paris, Nantes, Nice, Cannes et Marseille pour atteindre une couverture à 70% de la population en 3G+ à la fin de l’année 2008.
[www.orange.com]
Le point d’accès 802.11n de chez Cisco
Cisco a présenté récemment son point d’accès pour LAN radio pour les entreprises répondant aux normes IEEE802.11n. Sous cette norme, cet équipement « 600Mbps Aironet 1250 access point » dispose de deux accès, l’un dans la bande 2,4 GHz, l’autre dans la bande à 5 GHz. Trente clients peuvent se connecter simultanément en 11b/g ou en 11a. L’infrastructure 11n constitue une avancée majeure en débit, en performances, en fiabilité et en sécurité. Côté réseau, Cisco a amélioré son contrôleur WiSM (Wireless Service Module), lequel est capable de gérer 48 Gbit/s de débit en relation avec les points d’accès 11n. Le logiciel “Cisco Secure Services Client 5.0” assure la sécurité du trafic des utilisateurs.
Colubris et le Wi-Fi municipal de Lucerne
La ville de Lucerne offre un accès sans fil gratuit aux habitants et aux touristes grâce aux points d’accès Colubris Networks. Le réseau complètement déployé comprendra 800 à 1000 points d’accès et fournira un accès Internet gratuit, la Voix sur réseau sans fil (VoWLAN) et des services municipaux à plus de 100 000 utilisateurs. Les caméras de surveillance du trafic automobile et le système de gestion des places de parking seront également contrôlés via ce réseau WLAN, ce qui permettra d’optimiser la circulation. Les agents municipaux pourront également contrôler la consommation d’eau, de gaz et d’électricité depuis leurs assistants numériques. Ces nouveaux services réduiront les coûts administratifs et optimiseront la productivité des fonctionnaires de la ville, tout en fournissant aux touristes, aux habitants et aux voyageurs d’affaires un accès Internet sans fil facile à utiliser. Le réseau utilise le Local Mesh Protocol de Colubris (LMP) pour fournir des services sans fil hautement disponibles. LMP dote chaque point d’accès d’une connexion redondante au réseau en fibre optique, assurant la continuité de service même en cas de défaillance d’un des points d’accès. La fréquence 5GHz étant utilisée par d’autres applications radio, le système WLAN est conforme à la norme européenne ETSI 301893. Les points d’accès MAP-330 libèrent immédiatement la fréquence lorsqu’ils détectent un signal radar, et changent automatiquement de canal. La fonctionnalité de configuration automatisée simplifie la gestion de l’ensemble du réseau, et adapte la fréquence et la puissance du signal afin d’éviter toutes interférences. Le réseau sans fil de Singapour s’appuie également sur l’équipement Wi-Fi de Colubris.
[www.colubris.com]
Motorola et les talkies-walkies
Motorola lance une gamme de talkies-walkies sous la référence TLKR T3 et T5, qui ne nécessitent pas de licence, et qui sont destinés aux jeunes sportifs et aux familles. Le TLKR T3 est proposé par paire, à un prix abordable, avec 8 canaux pour choisir la meilleure fréquence, jusqu’à environ 20 heures d’autonomie, dans un rayon de fonctionnement de 5 km. Le TLKR T3 et le TLKR T5 sont tous deux disponibles à partir d’octobre 2007.
[www.motorola.com/walkie-talkie]
La fraude sur les SMS mobiles
La fraude grandit dans les SMS de la téléphonie mobile. En Asie, 2 % des messages sont issus de fraudeurs (en scams ou en spams) et au rythme global de 600 millions de messages par jour, les exploitants commencent à devenir inquiets. Pour réduire ces problèmes, la société Adaptive Mobile utilise la signalisation numéro 7 (SSN7) sur ses terminaux. Cela limite les problèmes et en particulier, évite de payer pour ce qui est inutile (cas des appels en “spasm” qui sont à payer par le destinataire). L’Arabie Saoudite menace les exploitants d’amende ou de retrait de licence si ce problème n’est pas résolu. Au Moyen Orient, 15 % des messages multimédia (MMS) contiennent des virus ou de faux messages qui sollicitent des paiements urgents. Les fraudes par rappel automatique sont difficiles à combattre.
Messagerie en Java
La société Miyowa, spécialisée en services mobiles de messagerie, a développé une version Windows Live Messenger en Java qui est commercialisée par Bouygues Telecom. Ceci permet aux abonnés de Bouygues d’utiliser la messagerie Windows Live Messenger, sur leur téléphone mobile.
[www.miyowa.com]
Salon INTERNET WORLD , Du 24 au 26 Avril 2012 à Londres, INTERNET WORLD : l’évènement ... [suite]
Séminaire IPv6, Le 11 Avril 2012, à Telecom ParisTech., Le G6 organise un séminaire ... [suite]