1 - La « télémédecine » est un terme général qui recouvre toute activité médicale de forme coopérative mettant en rapport à distance un patient et un médecin (ou plusieurs professionnels de santé) grâce aux technologies de l’information et de la communication. A titre d’exemple, le Samu de Paris (Service d’action médicale d’urgence) est en liaison avec les avions de ligne, avec les TGV et avec les Consulats français sur une ligne identifiée du Samu. D’autres champs d’investigation sont également proposés en télémédecine : la télésurveillance (pour des soins à domicile), etc.
2 - La télémédecine se définit par l’usage des technologies de télécommunications les plus avancées afin d’échanger des informations relatives à la santé et de fournir des soins quel que soient la distance, le temps et les barrières sociales et culturelles. La télémédecine se pratique de façon interactive en temps réel ou à l’alternat, après étude des questions posées. [Young B. IEEE Communications Magazine Avril 2006]
3 - La « téléconsultation » est l’évaluation d’un patient, ou des données le concernant, sans interaction physique directe, via un système de télécommunications. Par exemple, les demandes de seconde opinion auprès d’un confrère, l’organisation d’une prise en charge en urgence, etc. La téléconsultation peut se faire en mode synchrone (visioconférence) soit en asynchrone (messagerie). La téléconsultation permet une meilleure prise en charge du patient.
4 - Le « télédiagnostic » est le transfert des données d’un examen diagnostic pour aide à l’interprétation. La télépathologie et la téléradiologie sont les activités les plus fréquentes et les plus développées à ce propos.
5 - Télébiométrie (telebiometry) - Analyse à distance de plusieurs caractéristiques biologiques d’une personne visant à déterminer son identité de manière irréfutable. Le protocole H.323 garantit la sécurité et la confidentialité des informations de biométrie des personnes lors de l’emploi de moyens de communication (telebiometric security measures).
6 - La « télécardiologie » utilise les moyens offerts par l’interconnexion des réseaux de transmission. Un ECG peut être transmis depuis le domicile vers l’hôpital, ou du centre de soins préventifs au centre d’urgence, si nécessaire. Entre 2 à 4 % de la population mondiale souffre de malaises cardiaques et l’on considère qu’entre 10 à 12 % de la population mondiale présente des risques potentiels qui nécessiteraient des soins périodiques ou des traitements préventifs. La télésurveillance par ECG est simple et son interprétation est fiable et efficace dans la plupart des cas. La télécardiologie augmente les chances de rétablissement et réduit les durées d’hospitalisation. Le taux de mortalité peut être diminué de moitié si le délai entre l’attaque cardiaque et le début de traitement est réduit.
7 - Par « télésanté » (E-Health), on évoque des soins de télémédecine qui utilisent des liens utilisant la Toile (la santé en ligne). La télésanté ne vise pas à supprimer les services de soins actuels, mais elle tente d’améliorer par des outils additionnels les ressources actuellement disponibles. Le groupe spécialisé sur la télématique de santé de l’Organisation mondiale de la santé (WHO) en a défini le concept dès 1997. "La télésanté comprend les domaines suivants : Télééducation ; Télémédecine ; Télématique (activités, services et systèmes) pour la recherche médicale, la gestion et la formation ; et Télématique pour la gestion des services de santé".
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