Quelles sont les tendances de la mobilité aujourd’hui à travers le monde ?
Aux Etats-Unis, Sprint ouvre un service de femtocellules, alors que Westinghouse développe l’UWB. La Chine ouvre un triple service mobile en 3G avec des normes différentes et le Japon s’oriente vers l’IMS. Alors que la récente disponibilité du 802.11n à haut débit semble justifier une formation particulière de ses exploitants, Qualcomm s’oriente vers les nouveaux marchés de la mobilité et vers la technologie LTE.
Service de Femtocellule chez Sprint
L’exploitant de réseau mobile américain Sprint commercialise depuis le milieu de 2008 une offre de femtocellule sur la base de 100 dollars à l’inscription et de 5 dollars pour la location mensuelle. Selon le nombre de lignes utilisées de façon simultanée, les appels sont acceptés sur la base d’un forfait illimité de dix à vingt dollars par mois. Compte tenu des aléas techniques et commerciaux nouveaux, cette expérience, qui pour l’instant ne concerne que les applications vocales, est suivie par un grand nombre d’observateurs, d’autres exploitants de réseau mobile ayant préféré investir dans le Wi-Fi, une technologie qui est déjà riche d’une certaine expérience. Il semble, en effet, que la sécurité de la couverture n’est pas totalement assurée par la femtocellule et que l’extension aux services de données à plus haut débit ne serait envisageable que dans la mesure où le WiMAX serait déployé. Enfin, l’association de la femtocellule aux fonctionnalités GPS ne serait pas toujours garantie. Sur le plan des tarifs, la concurrence est d’autre part très vive.
Le réseau local radio UWB de chez "Pulse LINK"
Les sociétés américaines Westinghouse Digital Electronics et Pulse LINK proposent un réseau local radioélectrique utilisant la technologie de l’UWB (bande radio ultra large) pour la transmission de hauts débits télévisuels à l’intérieur des foyers résidentiels. La plateforme proposée, appelée "CWave(R) UWB Wireless-for-HDMI”, a été approuvée sur le plan de la protection des contenus de la transmission et elle respecte les normes relative à la transmission de la télévision à haute définition (HDCP, High-bandwidth Digital Content Protection, HDMI, High Definition Multimedia Interface). Westinghouse Digital Electronics est spécialisée dans la réalisation d’équipements multimédia pour le grand public et les professionnels. Pulse LINK maîtrise la technologie des composants en UWB. [www.pulselink.net] [www.westinghousedigital.com]
La 3G chinoise est coupée en trois
China Unicom a confirmé son intention d’utiliser le W-CDMA dans la mise en œuvre de son réseau mobile 3G. L’exploitant chinois envisage couvrir le tiers du pays d’ici 2010 dans cette technologie. Au total, ce seront en réalité trois variantes de la 3G qui seront déployées en Chine, Unicom/Netcom utilisant le W-CDMA ; China Mobile le TD-SCDMA d’origine chinoise, et China Telecom le CDMA2000 (sauf s’il prend envie à ce dernier de se décider pour la variante LTE, issue de la famille des GSM/W-CDMA).
L’appel d’offre lancé pour la fourniture du réseau (dont 12 000 stations de base) en TD-SCDMA a été remporté principalement par des industriels chinois (Datang Telecom 40 %, ZTE 30 % et Huawei 20 %). Les fournisseurs européens, dont Nokia Siemens Network et Ericsson, ont été déçus de ne se voir attribuer que 5 % de ces fournitures. China Mobile, qui dessert déjà 10 centres urbains en TD-SCDMA, doit en équiper 28 autres d’ici Juin 2008.
Partenariat entre Huawei et Vodafone
Huawei Technologies commercialise la station de base appelée "SDR 3G/2G, développée en coopération avec Vodafone. Cette solution "Single RAN" a pour objectif de permettre aux exploitants de réseau de réduire l’encombrement au sol, la consommation d’énergie, les frais de transmission et de maintenance par rapport aux solutions BTS traditionnelles. Le Single RAN est aussi capable de migrer vers la technologie LTE. [www.huawei.com]
Femtocellules en IMS au Japon
L’exploitant de réseau mobile japonais Softbank (20 % du marché) envisage l’ouverture commerciale de son réseau 3G IMS qui utilisera les femtocellules à compter de Juin 2009. L’architecture IMS Cores utilise des passerelles et des points d’accès en femtocellules, compatibles en 3G et adaptables au LTE, fournies par la société britannique Ubiquisys, avec le soutien de T-Mobile et de Google. Actuellement, les seules femtocellules qui soient en service au monde concernent la 2G et sont liées au réseau de l’exploitant américain Sprint. De son côté, NTT DoCoMo (51 % du marché) lance toute une gamme de terminaux et de services adaptés à des clientèles très ciblées. NTT s’oriente également ver la télévision mobile personnelle en Super 3G, prévue pour 2010.
Interoperabilité des réseaux IMS basés sur les normes du 3GPP et du TISPAN
Une série d’essais réalisés par l’ETSI a démontré l’interopérabilité totale des réseaux IMS, pris sur l’interface NNI (Network-to-Network Interface), avec les normes des réseaux basés sur l’IMS (IP Multimedia Sub-system). Le but de cette campagne d’essai était de valider les normes rédigées à cet effet par le 3GPP et par le groupe TISPAN de l’ETSI relatives à l’IMS. Les équipements de plusieurs industriels ont permis ces mesures dans différentes configurations et les 410 essais effectués ont démontré une interopérabilité de 82 %. Les mesures ont porté sur les services de base et les services supplémentaires, en accord avec la version 7 de la norme "MMTel" relative aux services de téléphonie multimédia du 3GPP/TISPAN). Ces essais ont été initialisés dans le cadre de la Commission européenne. [www.etsi.org]
Faut-il craindre le 802.11n ?
Selon une étude de Colubris Network, des professionnels de l’informatique s’inquièteraient du niveau des dépenses liées au déploiement du système radioélectrique 802.11n. Mais au demeurant, ces professionnels sont peu informés de la nature des dépenses. Parmi les organisations désireuses de migrer vers le 802.11n, 54 % ont classé les coûts de déploiement en tête de leurs préoccupations. Cette inquiétude n’est guère surprenante, si l’on considère que 48 % des participants pensent encore qu’ils auront besoin d‘équipements complémentaires en plus des points d’accès 802.11n. Près de 35 % des sondés doutent de la compatibilité avec les infrastructures déjà en place. Environ 20 % s’inquiètent de la difficulté technique du processus de migration. Il semble que les entreprises s’attendent à ce que le déploiement du 802.11n leur coûte cher, et elles restent mal informées de la nature des coûts. En choisissant judicieusement leur fournisseur, les entreprises peuvent minimiser les coûts et la complexité liés à la migration vers le 802.11n. L’architecture Colubris dissocie la montée en charge du contrôleur des capacités de trafic sans fil. Ainsi, les contrôleurs supportent donc le même nombre de points d’accès dans un environnement 802.11n haute capacité que dans un environnement 802.11 a/b ou g. D’autre part, les points d’accès MAP-625 de Colubris sont compatibles avec la norme PoE (Power Over Ethernet). Grâce à ces deux éléments, la Solution Colubris permet de protéger l’investissement et de migrer sereinement et à moindre coût vers une architecture 802.11n. [www.colubris.com]
Le système IEEE802.11n atteint les 250 Mbit/s
A l’initiative de Network World et avec le concours du spécialiste en instrumentation de mesure VeriWave et de quatre industriels (Aerohive, Bluesocket, Motorola et Siemens), plusieurs mises en œuvre industrielles ont montré que le système radioélectrique défini par la norme IEEE802.11n atteint bien les 250 Mbit/s en exploitation . Plusieurs milliers de communications ont été établies avec des clients virtuels et les performances annoncées ont bien été atteintes, approchant pour certains équipements les 2Gbit/s par point d’accès. La puissance délivrée par PoE (Power over Ethernet) est suffisante en général, mais certains systèmes en demanderaient parfois davantage. Il apparaît que le point d’accès BlueSecure de la société Bluesocket présente le meilleur compromis de performances globales (sans gigue et avec une faible latence des signaux) et d’efficacité en puissance, alors que celui de Siemens offre la meilleure combinaison de performances et de puissance (meilleur débit par watt tout en restant dans la limite du budget de puissance alloué au PoE). Les autres équipements soumis aux essais disposent également de qualités intrinsèques évidentes.
[www.networkworld.com/alliance]
Le défi posé par le IEEE802.11n
Le système radioélectrique IEEE802.11n prétend offrir un débit quatre à six fois supérieures aux technologies précédentes IEEE802.11 a/g/, ainsi qu’une portée plus grande, mais cette technologie est certainement plus sensible sur un certain nombre d’aspects. L’ensemble des normes relatives au 802.11n, qui devaient être ratifiées à la fin de 2009, est censé améliorer les performances des WAN, grâce à l’emploi d’antennes utilisant des parcours multiples, du multiplexage spatial, de la gestion de canaux de transmission à 40 MHz et à l’agrégation de trames. De plus, le 802.11n est en principe associable aux réseaux locaux Ethernet édifiés en PoE, ce qui le destine aux transmissions d’applications multimédia.
Ce tableau idyllique doit être nuancé, car plusieurs difficultés éventuelles sont susceptibles d’affecter la transmission dans certains cas d’utilisation, par exemple, en cas de besoin d’une puissance plus élevée, de problèmes de propagation multi parcours ou de conception d’antennes, d’insuffisance de la portée, de la qualité des performances, de la sécurité et de la recherche des défauts.
En premier lieu, en effet, IEEE802.11n est mis en place sur des sites où il existe déjà des liaisons en service de type 802.11a/b/g et il est donc essentiel de veiller à la compatibilité réciproque des trafics IP des différents systèmes en présence, le 802.11n pouvant être exploité dans la gamme des 2,4 GHz ou des 5 GHz. Les propagations multiples peuvent conduire à affecter les terminaux des clients en fonction des bandes de fréquences des systèmes utilisés (tous les trafics en 802.11n dans les canaux à 5 GHz et les trafics 802.11b/g dans les canaux à 2,4 GHz, etc.). Le câblage des réseaux associés au 802.11n doit être adapté au débit à écouler, ainsi que la puissance disponible (IEEE802.3af PoE spécifie une puissance de 15,4 Watts, avec un minimum de 12,95 Watts). Dans les systèmes 802.11n, la sécurité est assurée sur le plan de l’authentification et du chiffrement par la mise en œuvre de la norme 802.11i. Il faut prendre garde au respect de la portée des systèmes 802.11n, tout dépassement en dehors des périmètres alloués peut provoquer des pertes d’informations ou des nuisances, surtout si les applications ont été mal configurées. La recherche des défauts éventuels en exploitation et en sécurité constitue une tâche permanente. [www.flukenetworks.com]
Qualcomm s’oriente vers de nouveaux marchés
Face au risque présenté par le ralentissement de la demande en terminaux de téléphonie mobile et aux incertitudes du marché, Qualcomm a arrêté son projet en UMB (Ultra Mobile Broadband) au profit de la technologie appelée LTE (Long Term Evolution). Qualcomm explore également les marchés proches du sien et se rapproche de ses équipementiers traditionnels, Sony Ericsson et Nokia. Les ventes de terminaux portables de téléphonie se maintiendront aux mêmes chiffres qu’en 2008, au voisinage de 1,3 milliards probablement et la demande est forte dans les pays émergents. La nouvelle série de processeurs de Qualcomm, appelés Snapdragon, pourra équiper des ordinateurs portables à faible consommation dès le début de 2009 et le marché de la télévision mobile personnelle devrait s’ouvrir prochainement.
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