Stratégies Télécoms & Multimédia

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La gourmandise en débit de la transmission d’images
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23 juin 2011 - Magazine - Télévision
Si les supports de transmission des réseaux ploient sous les augmentations continues de la demande en débit, ce sont les services d’images qui en sont la cause. Et, il ne s’agit pas seulement des possesseurs de terminaux mobiles en 3 et 4G ! La pression est également mise sur une nouvelle forme de télévision numérique. Mais laquelle ? Là est bien le problème ! Quelles formes de vidéo ou de télévision faudrait-il développer ? Silence ! On cherche !
Croissance forte du trafic vidéo d’ici à 2020

Selon Frédéric Pujol, expert à l’IDATE, avec 40 à 50 % du volume de trafic, les applications vidéo deviennent les premiers contributeurs aux réseaux radioélectriques et elles devraient croître très rapidement d’ici 2020, leur trafic pouvant être multiplié par 33 d’ici 2025 pour atteindre 335 Exaoctets. Cette croissance rapide du trafic pose la question de l’organisation de la croissance correspondante des réseaux pour les dix années à venir, mais dans son étude intitulée "Mobile traffic forecasts 2010-2020", l’IDATE a dû exclure les réseaux Wi-Fi, du fait de leur spécificité de réseaux sans licence, bien que ces réseaux soient porteurs de 30 à 40 % du trafic total des réseaux radioélectriques dans certaines régions du monde. Il faut donc se préparer à mettre en place dix fois plus de stations de base d’ici à 2020 qu’il n’en existe aujourd’hui. En écho à cette information, le Forum UMTS estime que le nombre de terminaux connectés pourraient atteindre un milliard en 2016. Le spectre de fréquences nécessaire devra très certainement être élargi vers la bande C (3,4 GHz - 4,2 GHz), réservée aujourd’hui aux usages satellitaires, en attribuant la bande de 3,4 GHz à 3,8 GHz aux exploitants de réseau mobile.
www.idate.org

La vidéo sur tous les supports

Maintenant que la TNT a été mise en place en France, on constate que ses programmes payants constituent un échec commercial. La concurrence s’installe avec les programmes télévisuels disponibles sur l’Internet, avec des offres séduisantes, à flux continu en différé, et avec une distribution bon marché. La télévision 3D cherche encore ses normes et réfléchit à la nature de son écran : écran secondaire ou écran 3D amélioré ? La 3D existe avec et sans lunettes. Où va le marché ?

Après la vidéo sur demande (VoD) et la télévision numérique diffusée (TNT), commencent à s’agiter les télévisions numériques connectées, c’est-à-dire, celles qui sont proposées par abonnement par des exploitants de réseau, des fournisseurs d’accès à Internet ou des réseaux sociaux, comme FaceBook, ou par d’autres acteurs de la Toile, comme Google (GoogleTV). Les offres gratuites côtoient les offres payantes, à l’unité ou sur une base mensuelle. Bien entendu, plus le prix est élevé, plus l’intérêt porté par les utilisateurs est fort. Le marché potentiel est très varié et les ambitions sont grandes, voire, démesurées. Les réalisations médiatiques les plus récentes sont proposées en priorité (deux jours après les premières projections en salle) en utilisant un système de paiement en ligne avec une monnaie virtuelle (prépayée) ou réelle (sans abonnement préalable). Des souscriptions collectives peuvent aussi être offertes afin de faire connaître un metteur en scène ou un classique du cinéma. Si la publicité en ligne se tarit, le système des abonnements raréfie encore plus l’audience et tend à la création de cercles fermés d’utilisateurs, ce qui va à l’encontre du principe de la création de "mass media" et à la mise en place de réseaux de distribution autofinancés. Comme de coutume, il faudra alors un jour se décider à appeler l’Etat pour mettre en place le réseau national de l’information et des média culturels.

TDF abandonne son projet de TMP (télévision mobile personnelle), mais TDF envisage tout un programme concerté de ’’multimédia mobile’’, appelé B2M (Brodcast Mobile Multimedia) combinant télévision, radio et services à la demande. Le projet vise à définir une nouvelle norme proche de DVB-T2, afin d’offrir des services multimédia, des "podcasts", de la télévision de rattrapage, des journaux numériques, sur les terminaux portables tels que les Smartphones ou les tablettes. En octobre 2010, TDF avait déjà lancé une consultation « TMP 360° » afin d’évaluer des normes possibles pour la télévision mobile et d’esquisser une stratégie.
www.tdf.fr

"Que sera le téléviseur de demain", se demandent ensemble Havas Media et Ipsos ? Une étude réalisée à ce sujet montre que la télévision connectée à Internet est encore un concept flou pour le public. Les originalités les plus plébiscitées sont sans conteste la télévision de rattrapage, la visiophonie via Internet, l’information complémentaire autour des programmes, la vidéo en ligne, l’interactivité pour le e-commerce et les guides de programmes. Les points faibles concernent essentiellement le manque d’ergonomie de la télécommande et la lenteur de l’accès. Au total, des services nouveaux peuvent être mis en place, mais leur audience risque d’être quelque peu limitée. Les publicitaires s’interrogent !
www.havasmedia.com/

La télévision en 3D au Royaume-Uni

Les diffuseurs britanniques Sky et Virgin soutiennent fortement la télévision en 3D, mais cette technologie ne prendra pas rapidement une place majeure au Royaume-Uni, car moins de la moitié des 11 millions de téléviseurs conçus pour cette application ne seront pas en mesure de la mettre en œuvre d’ici 2016, selon Informa Telecoms & Media. La télévision en relief a été présentée comme la suite logique de la télévision numérique en haute définition, et, en conséquence, les téléspectateurs devraient à nouveau investir. Mais, en dehors des matches de tennis à Wimbledon, la production de programmes en 3D demeure insuffisante. Les industriels sont donc conduits à vanter les potentiels de leurs produits 3DTV sur les points accessoires, tels que la connectivité à Internet et de l’éclairage arrière des LED.
www.informatandm.com

La télévision 3D sans lunettes

La société américaine 3DFusion s’est spécialisée dans les technologies de télévision en relief. Elle a développé des écrans qui permettent de visionner sans lunettes des images stéréoscopiques, ainsi que des équipements permettant la conversion d’images 2D en images 3D. Elle concentre ses efforts sur le développement d’équipements permettant de visionner sans fatigue et sans effort d’adaptation de la profondeur de champ des séquences télévisuelles ou de jeux vidéo en trois dimensions. La plateforme mise au point par 3DFusion, en association avec 3Ality Digital, utilise des algorithmes mathématiques pour la gestion de l’impression de profondeur des images et l’effet stéréoscopique fourni par les données des images de gauche et de droite
www.3dfusion.com

Le segment des jeux vidéo

Les jeux vidéo sont de moins en moins distribués sur un support matériel et Internet participe à la dématérialisation de ce marché. Les jeux à succès se jouent directement sur la Toile et des sociétés françaises, dont Ankama, avec son jeu en ligne Dofus, sont bien positionnées sur ce créneau. Les jeux dématérialisés ne représentent encore que 11% du marché français du jeu vidéo, mais les prévisions sont enthousiastes. Ce pourcentage pourrait atteindre 20 % du marché en 2015, selon GFK France, ou 46%, dès 2014, selon l’Idate. En France, près de 200 sociétés, pour la plupart de taille modeste, emploient 4 000 personnes pour la production de jeux vidéo. Les jeux sur tablettes et sur terminaux Smartphones participent également à la création de débits numériques.
www.snjv.org

L’ESSEC entre en visioconférence avec G2J

La société G2J, expert français de la "videoconference as a service", accompagne le groupe ESSEC, acteur important de l’enseignement du management sur le plan mondial, dans la mise en œuvre d’une infrastructure de visioconférence adaptée à ses besoins. Le Pôle Systèmes d’Information de l’ESSEC a sélectionné la société G2J en 2008. Le choix de G2J s’explique à la fois par la qualité de son offre et par sa capacité à proposer une offre évolutive élaborée dans le respect de l’intégration des aspects métier et organisationnels. Grâce à cette expertise, l’ESSEC est en mesure de s’appuyer sur une infrastructure qui lui permet de gérer plusieurs centaines de sessions par an. A ce jour, l’ESSEC dispose en interne de deux salles de visioconférence sur son site de Paris la Défense, de six salles sur le campus de Cergy et de quatre salles sur celui de Singapour. En s’appuyant sur G2J, l’ESSEC peut donc se concentrer sur son métier sans avoir à gérer une infrastructure complexe.
www.g2j.com/

Le traitement d’images sur tous les mobiles du monde

Un groupe d’industriels, réunis sous le nom de "The Embedded Vision Alliance", envisage multiplier, sur les terminaux mobiles, la pratique de la saisie d’images par l’informatique en rationalisant les fonctions des processeurs et composants impliqués ainsi que leurs interfaces. Ce qui est visé concerne non seulement la prise de vues et la transmission d’images, mais aussi, à partir de ces prises de vue, la reconnaissance du visage, de la voix et des gestes. D’autres systèmes concernent l’OCR (optical character recognition), la recherche visuelle, la réalité augmentée et la création d’images 3D. Dans des basses résolutions, d’autres industriels visent à mesurer les rythmes respiratoires et cardiaques. Les logiciels associés à l’analyse des prises de vue vont connaître une expansion considérable.
http://www.electronics-eetimes.com/

Cisco et les solutions "MOVE"

Cisco commercialise sous le nom de "MOVE" (monétisation, optimisation et enrichissement de l’expérience vidéo), des applications qui permettent aux fournisseurs de services d’améliorer, de mieux gérer et de monétiser le trafic mobile. Celles-ci comprennent :

Cisco Mobile Videoscape (plateforme reliée au réseau de distribution de contenu) ;
Le système Service Provider Wi-Fi destiné aux fournisseurs de services,
La solution Cisco Adaptive Intelligent Routing (AIR).

Par ces moyens, le flux de trafic vidéo sur mobile est optimisé et les coûts inhérents au réseau d’accès radio (RAN) sont réduits fortement. Les liens bénéficient de capacités d’autoréparation et d’optimisation garantissant une plus grande fiabilité et de meilleures performances. Le trafic de données est orienté vers un réseau Wi-Fi, ce qui permet une diminution des investissements et des frais d’exploitation

Ces nouvelles solutions couvrent l’ensemble des besoins du réseau mobile : clients, réseau et informatique en nuage. Elles visent à répondre aux exigences d’un trafic de données et de vidéos sur mobile en pleine croissance. D’après les prévisions Cisco VNI sur le trafic mondial de données mobiles pour la période 2010 à 2015, la vidéo devrait représenter les deux tiers du trafic de données mondial sur mobile d’ici 2015. Entre 2010 et 2015, le trafic vidéo sur mobile devrait plus que doubler chaque année.
www.cisco.com/go/mobile.


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