Peut-on utiliser l’Internet à des fins économiques ? Bruxelles se penche sur le potentiel de l’Internet. Le Président Obama a alloué l’an dernier 7 milliards de dollars au titre du programme appelé “The Broadband initiative” afin de stimuler l’économie américaine et réduire le chômage. Pour leur part, les Britanniques sont septiques, car le mouvement des capitaux européens est toujours orienté vers les technologies américaines. Désillusion, les réseaux sociaux ne sont en fait que de simples réseaux professionnels ! Tous ensemble, néanmoins, luttons tous contre la "fracture numérique" !
L’accès numérique européen
A défaut de résoudre la crise budgétaire, l’Union européenne•envisage une "révolution numérique" pour les citoyens européens avec la mise en place d’un "marché unique du numérique". "D’ici à 2013, tous les citoyens européens et les entreprises devraient avoir accès à l’Internet haut débit (défini comme supérieur à 250 kbit/s ??) et au très haut débit d’ici à 2020", a déclaré Neelie Kroes, la nouvelle Commissaire européenne chargée de la stratégie numérique. Alors que plus de la moitié des 500 millions d’Européens utilisent l’Internet chaque jour, 30 % ne s’en sont jamais servis. Le nouveau plan préconise une réglementation européenne pour sécuriser le commerce électronique, afin que 50 % de la population achètent en ligne d’ici à 2015. Faut-il en déduire que notre nouvelle Commissaire est par avance en faveur d’un VDSL européen unifié à 300 Mbit/s, en conformité avec la nouvelle norme G. Vector de l’UIT-T ? Mais que va devenir la réglementation relative au dégroupage, alors ?
L’impact du haut débit sur l’économie
L’étude conduite en 2007 par Brookings Institution, intitulée “The Effects of Broadband Deployment on Output and Employment : A Cross-sectional Analysis of US Data,” vise à établir un lien entre le développement des accès à haut débit vers Internet et le développement de l’économie. Au début des années 2000, l’étude réalisée par Pew Research rappelle que les liaisons à haut débit (définies comme celles qui sont supérieures à 200 kbit/s) ne desservaient qu’un foyer sur 30. La FCC américaine (Federal Communications Commission) considère comme "haut débit" toute valeur de débit supérieure à 200 kbit/s, laquelle dépasse les valeurs de débit des modems de type téléphonique et permet les applications de messagerie, de recherche sur la Toile, la voix sur IP, la vidéo à flux continu, etc. Il est rappelé qu’en Avril 2009, 63 % des adultes américains disposaient de ce haut débit. La corrélation entre la croissance économique et la diffusion du haut débit paraît pouvoir associer 1 % de cette dernière à la croissance du nombre d’emploi de l’ordre de 0,2 à 0,3 % par an. L’agriculture étant mise à part, il semble qu’aux Etats-Unis, les TIC aient contribué à la création de 300 000 emplois. De plus, les TIC auraient entraîné une augmentation de 59 % de la productivité entre 1995 à 2000 et de 33 % entre 2000 et 2005. De même, la croissance des réseaux de télécommunications de vingt et un pays de l’OCDE entre 1970 et 1990 serait à l’origine d’un tiers de la croissance de leur PIB annuel (entre 0,6 et 2 % par an). On estime qu’un investissement de l’ordre de 600 milliards de dollars dans le domaine des TIC pourrait contribuer un accroissement de la productivité américaine de l’ordre de 0,43 % en deux ans et à la création de près de deux millions d’emplois. Plusieurs études ont été ouvertes afin de définir quels étaient les secteurs les plus sensibles au développement des accès en haut débit.
Les familles du monde rural se trouvent en moyenne à environ 150 km du plus proche nœud de distribution de l’Internet et on estime que le transport numérique dans le réseau d’accès est beaucoup moins coûteux lorsque les techniques radioélectriques sont utilisées (de l’ordre de moitié pour le 200 kbit/s et de seize fois moins pour le 100 Mbit/s en fibre optique). Aujourd’hui, la plupart de la population américaine a accès aux liaisons à 2 Mbit/s ou au-dessus et seulement 1 à 2 % des foyers s’en trouve éloigné. Un déploiement de fibre optique dans le monde rural nécessiterait des investissements très élevés et un temps de déploiement relativement long. Des solutions mixtes, impliquant la conjonction de solutions câbles et équipements radio dans la bande des 6 ou 28 GHz, l’emploi des réseaux mobiles publics (WiMAX, LTE) ou satellitaires, devraient permettre d’assurer une distribution du haut débit de l’ordre de 0,5 , 400 ou 1 000 Mbit/s pour des accès utilisateurs de type point à point. Il est toujours difficile de justifier les dépenses du gouvernement en période de récession et les décisions prises par J.F. Kennedy pour la conquête de l’espace en période de guerre froide ont eu des conséquences heureuses. Faut-il en déduire pour cela que les lourdes dépenses d’investissements proposées pour l’accès du monde rural à l’internet en haut débit auront un effet bénéfique sur la société dans une vingtaine d’années ? http://www3.brookings.edu/views/papers/cran/crandall/200706litan.pdf
Le déclin de la technologique européenne
Par vocation, "The Financial Times" est orienté vers l’observation des marchés financiers. Il note à ce propos que depuis quelques temps la tendance est orientée à l’attraction des sociétés technologiques européennes vers le marché américain. Il est de plus en plus difficile aujourd’hui en Europe de trouver des capitaux pour investir dans les TIC. Le marché financier américain est plus simple, plus important et plus efficace. La réduction des activités européennes dans le domaine des TIC date de la crise financière de 2001. De plus, en Europe, l’absence de connaissances techniques suffisantes n’encourage pas les investisseurs financiers. Les demandes pointues des industriels européens ne parviennent pas à convaincre les banques, pour lesquelles les projets deviennent trop complexes à évaluer. Pour terminer, le rédacteur de FT dresse la comparaison de la valorisation boursière des places de Paris, Londres et New York, laquelle est loin d’être en faveur de l’Europe, comme le montre le tableau suivant. www.ft.com
Place
Boursière
Nombre
d’entreprises
technologiques
Valeurs
boursières
(Milliards de dollars)
Nombre
d’entreprises en
semiconducteurs
Valeurs
boursières
(Milliards
de dollars)
Euronext Paris
58
74
2
10
London SE
44
42
3
7
Nasdaq
543
2000
119
340
Le regard des Britanniques sur les Réseaux Sociaux
Interviewé récemment par FT, le Président de LinkedIn, (un réseau qui gère 70 millions de membres adhérents), a rappelé que l’univers des Réseaux Sociaux évolue dans un monde très dynamique au sein duquel les jeunes adhérents n’ont souvent pas conscience ou bien ne sont pas encore très sensibles à la nécessité de la discrétion des informations relatives au domaine privé. D’autre part, le bouillonnement créé par de multiples innovations technologiques dans le domaine de la communication numérique modifie sans cesse le cadre et les finalités originelles des contacts en réseau. Le point essentiel qui sert de base aux plateformes des réseaux relationnels, c’est la simplicité d’accès et de gestion. Et sur ce point, la technique fait évoluer les choses rapidement.
Linkedln est le réseau de communication de type professionnel le plus étendu au monde. A la façon d’une Association professionnelle qui joue un rôle d’épanouissement dans le cadre du développement personnel, ou comme "tuteur de résilience", comment pourrait le dire Boris Cerulnik, le Réseau Social souligne l’appartenance de l’individu à un groupe de sportifs, de musiciens, ou d’experts en langage C++, etc. Il est possible de joindre un des adhérents en fonction de l’intérêt présenté par son profil.
Il existe donc en fait plusieurs types d’usages de ces Réseaux Sociaux, agrémentés de nuances liées à l’environnement. Twitter et LinkedIn sont à classer dans la catégorie des réseaux à caractère professionnel. Les membres s’y engagent de façon variée, partielle ou totale. Chacun s’y dévoile plus ou moins complètement et y montre des identités à la fois multiples et éphémères. Facebook s’est toujours placé sous le feu des projecteurs des média, à la fois par sa propension à l’innovation, par sa dynamique et son goût de la provocation.
Pour conclure cette vision d’expert, nous proposerons en conséquence une révision de l’appellation de ces réseaux qui n’ont rien de social, mais sont davantage des "réseaux de contacts". www.ft.com
Les Landes luttent contre la fracture numérique
Les Ateliers multiservices informatiques des Landes (AMI), qui viennent de fêter leur dixième anniversaire, travaillent à la démocratisation de l’outil informatique. La mission des AMI a évolué au rythme des usages de l’internet. D’un simple accès à la Toile proposé aux habitants à un accompagnement dans la coproduction de contenus avec les acteurs du territoire, les ateliers jouent "un rôle plus social, plus professionnel". La demande d’ateliers pratiques ou ludiques (retouches photos, Wikipédia, généalogie, univers virtuels, les outils du web2.0) est en augmentation tout comme les demandes d’accompagnement des initiatives locales de production multimédia dans les domaines de la musique, de l’écriture, du journalisme, etc. Cette évolution des usages dans les lieux d’accès public à internet et le statut des animateurs multimédia ont été au coeur du dernier Colloque des AMI. www.landespublic.org
CIEN 2012 – RF & Hyper, Du 24 au 26 Octobre 2012 à Paris Expo Porte de Versailles., Le prochain CIEN, carrefour ... [suite]
Premier congrès francophone des applications des fibres optiques, Les 23, 24 et 25 Octobre 2012, à Paris, Porte de Versailles Hall 1, Le Premier congrès francophone ... [suite]