L’année 2008 sera celle du SOA. Les Web2.0 et Web3.0. La "e-TVA" favorise le "e-business" au Luxembourg. Le blogue : technique, déontologie, démocratie et réglementation. Le domaine du ".fr".
Priorité aux architectures SOA
Une étude européenne révèle que la majorité des fournisseurs de services de communications considère les architectures orientées service (SOA) comme une priorité critique ou élevée pour les trois à cinq années à venir. Cette étude, conduite par Vanson Bourne et commanditée par BEA, démontre également que pour 72 % d’entre eux, les logiciels de "Social Computing" basés sur Web 2.0 (blogues, Wikis, réseaux sociaux, applications composites, etc.) sont sous-tendus par des SOA - contre une moyenne inter-secteur de seulement 55 %. La notion de "Time-to-Market" pour des services innovants est cruciale pour l’industrie des communications. Pour plus de la moitié des sondés (53 %), l’innovation - la capacité d’exploiter avec succès de nouvelles idées - est un vecteur clé de changement organisationnel (contre une moyenne tous secteurs confondus de seulement 34 %). Dans la région EMEA, les fournisseurs de services de communication déploient des architectures SOA comme fondation de leurs réseaux et systèmes d’information pour pouvoir offrir rapidement à leurs abonnés de nouveaux services packagés et innovants et proposer de nouvelles fonctionnalités (localisation, messagerie, facturation, voix, etc.) sous forme d’activateurs de service aux départements internes, partenaires, clients d’entreprise voire à de simples abonnés souhaitant constituer leurs propres fichiers. L’approche SOA favorise l’alignement des réseaux et systèmes d’information avec les impératifs métier et permet aux acteurs des réseaux de partager et réutiliser leurs ressources pour offrir plus rapidement de nouveaux services et gérer avec transparence d’incessants changements.
Les SOA jouent un rôle instrumental pour aider le secteur des communications à faire face à ses challenges technologiques les plus pressants. L’étude démontre que le projet technologique prioritaire consiste à introduire une architecture plus flexible (une priorité supérieure pour 70 % des sondés du secteur des communications contre une moyenne intersecteur de 43 %). Les deux autres priorités de l’industrie de communications - auxquelles répondent également les SOA - sont l’intégration des données (63 %) et l’intégration des services (55 %). Cette étude intitulée "BEA European Business Innovation Survey" a été conduite par Vanson Bourne, Technology Market Research Specialists en septembre 2007 auprès de 51 personnes du secteur des communications de douze pays européens. [www.bea.com/telco]
Les avantages du Web 2.0
Selon la société britannique SciVisum, les usages du Web 2.0 devraient se développer fortement au cours de 2008, année décisive, et procurer de larges revenus aux revendeurs. En dehors du commerce électronique, le Web 2.0 devrait voir l’augmentation du nombre de sites de la Toile dont le contenu est produit par le client (User Generated Content, UGC). Les consommateurs et les entreprises devraient affluer vers les sites du Web 2.0 jusqu’à ce que les liaisons se saturent. SciVisum a identifié plusieurs domaines qui devraient révolutionner les activités du commerce en ligne en 2008. D’abord, le commerce en ligne des grandes sociétés est en déclin, et la concurrence conduit à resserrer les règles de gestion pour rester compétitif. Les indices de vente calculés par de savantes études vont encore conduire à être plus exigeants sur les résultats, mais le logiciel comptable ne peut pas donner plus qu’il en possède et il est inutile de perdre son temps sur les pourcentages d’alertes infinitésimaux, surtout s’il s’agit d’erreurs d’interprétation. Enfin, vers 2010, la demande excédera l’offre de capacité en réseau, ce qui conduira enfin les ISP à agir.
[www.nemertes.com]
Le Web 3.0 à Paris
La conférence relative au Web 3.0 a eu lieu à Paris et c’est la société toulousaine Goojet qui y a remporté le premier prix. L’entreprise propose des applications à caractère social. Sa plateforme technique permet à chacun de développer de nouveaux services utilisables à partir des terminaux mobiles. Plus de 160 développements ont été effectués et à cette occasion, près de 90 % des terminaux y ont été jugés compatibles.
La "e-TVA" favorise le "e-business" au Luxembourg.
En fixant la valeur de la TVA à celle qui est déterminée dans le pays où se trouve la société vendeuse (et non celle du pays où réside l’acheteur), l’Europe a fait un beau cadeau au Luxembourg, où la TVA n’est que de 15 % pour les service en ligne. Ce qui explique pourquoi les acteurs marchands de la Toile (Amazon, Internet Skype, iTunes, Time Warner, la télévision par abonnement, etc.) se sont donné rendez vous au Luxembourg. Il faudra attendre 2019 pour que le pactole de la "e-TVA" cesse de remplir les caisses du Grand Duché (220 millions par an, soit 1 % de son PIB). En 2020, il faudra peut-être songer à transférer ces sociétés sur l’île de Man ?
Le blogue : technique, déontologie, démocratie et réglementation
Le blogue (mot-valise issu de la contraction "web log") est une page d’un site de la Toile, sur laquelle figurent des billets écrits dans l’ordre chronologique inverse par les Internautes. Chaque nouveau billet est un ajout qui permet à chacun d’exprimer sa réaction personnelle aux notes antérieurement exprimées. La date de mise en ligne figure en marge avec le pseudonyme choisi par l’auteur. La mise en ligne est facilitée par l’emploi d’un logiciel spécialisé (un système de gestion de contenu) qui met en place le texte sur la page considérée. Cette facilité d’utilisation contribue au succès de ce moyen d’expression typique du Web2.0. Selon la législation française en vigueur, le site est légalement responsable de ce qui apparaît en ligne et le "webmaster" (gestionnaire du site) doit donc supprimer ou amender les commentaires non conformes à la déontologie en vigueur. Si la vigilance du responsable du site s’est assoupie, il est évident que les internautes se mobiliseront pour étouffer tout déluge de propos indécent ou disproportionné, par exemple, en mettant en ligne, des articles du Code Civil ou plusieurs pages d’un journal du soir.
Après plusieurs mois d’évolution, il semble que la pratique française des blogues se soit orientée actuellement vers le forum de commentaires de type "micro enquête" ou "micro bavardage". L’indice de fréquentation de ces "blogues d’opinion" intéresse autant les journalistes qui ont lancé le débat que les gestionnaires de site ou les sociologues politiques. Le contenu des blogues est un peu à l’image du lectorat du site (ou du journal associé au site) sans pour cela prétendre à être représentatif de l’opinion du corps électoral !
Il est possible d’observer dans ces textes l’importance des mythes chez les intervenants. D’un propos à l’autre, le débat "libre et démocratique" sur le blogue dérive entre les intervenants anonymes. Et, dans la mesure où le gestionnaire du site tient à garder une image à la hauteur de ses ambitions, la présence d’un "modérateur" actif est absolument indispensable. Les règles des blogues ont été définies et si chacun a le droit de s’exprimer, il doit respecter la Charte. En cas de manquement, le modérateur se doit d’amender ou de supprimer le texte fautif.
Or, ce qui s’est passé récemment sur le site de "France 2" est assez surprenant. Pendant plusieurs jours, un blogue y était ouvert, bien avant Noël, sur le thème de l’Arche de Zoé et les commentaires alimentaient un fleuve de critiques acerbes de part et d’autre, sans que le modérateur intervienne (sauf pour y glisser une mise à jour des informations en provenance de l’AFP). Le ton est monté assez vite, entre un blogueur qui justifiait l’ADZ, un autre qui déversait des pages de textes juridiques et des copies d’articles de quotidien et également entre plusieurs intervenants assez énervés par l’approche du réveillon (ou de son lendemain). En bref, une guerre par messages électroniques entre des francophones du Nord, du Sud et de l’Ouest ! Le "modérateur" de France 2 était-il en congé ? Ou bien souhaitait-il en savoir plus sur les dessous (supposés ou réels) de l’affaire ? Au 31 Décembre, tous les textes étaient effacés et un coq doit encore chanter quelque part !
Sans doute, les exploitants de réseau doivent s’efforcer de résoudre la "fracture numérique". Ceci étant, les gestionnaires de site doivent apprendre à un peu mieux organiser leurs services numériques pendant les fêtes. Il ne doit pas y avoir de trêve des confiseurs pour les modérateurs de blogues. Les propos (exagérés ?) qui ont été mis en ligne entre le 23 et le 27 décembre sur le site de France 2 ont été lus par un certain nombre d’Internautes de France et de l’étranger. Des éclaircissements devraient être fournis et des corrections devraient être apportées. Sinon, "s’il est interdit d’interdire", point n’est besoin de réglementations relatives aux textes électroniques, n’est-ce pas !
Cartographie du marché du .FR
A l’occasion de l’un de ses récents ateliers presse, l’AFNIC a dévoilé un rapport détaillé de l’état actuel du marché des noms de domaine en France, rédigé dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Institut National des Télécommunications d’Evry. Lancé à l’initiative de l’AFNIC, "l’Observatoire du marché des noms de domaine" s’est donné pour objectif de présenter une image fiable du marché et des acteurs du nommage français. Mathieu Weill, Directeur général de l’AFNIC, et Loïc Damilaville, adjoint au DG, ont profité du dernier atelier AFNIC pour présenter le travail mené conjointement avec Patrick Maigron, enseignant chercheur à l’INT d’Evry.
Avec près de 960 000 noms enregistrés à ce jour, le .FR a séduit les particuliers qui possèdent aujourd’hui environ 28% du parc, et sont à l’origine de plus de 50% des nouveaux enregistrements. Sur 4 000 mots usuels de la langue française, près de 70% ont déjà été enregistrés en .FR. Parmi les cinq termes génériques les plus usités en .FR on trouve : France, Ville, Immobilier, Paris et Mairie. Sur les 1 500 premières entreprises françaises, près de 60% ont déjà enregistré leur .FR. Ce chiffre atteint les 80% pour les 100 plus grandes entreprises française. Seulement 23% des communes françaises ont leur .FR.
Concernant l’utilisation d’un .FR sur Internet, l’étude révèle que : 46% des sites en .FR sont à usage professionnel, 17% représentent des pages d’attente, 5% sont des sites personnels, 6% des pages parquées.
Les litiges en .FR portent sur 1 379 (pour un total de 857 000 .FR), dont 98% concernent des particuliers. Concernant les procédures UDRP à l’OMPI, sur 100 000 noms déposés, le .FR occupe une position médiane derrière le .COM, mais devant les extensions génériques, cette situation reflétant l’importance attachée pour les ayant droits au contrôle de leur nom dans les extensions prisés par les "cybersquatteurs". On constate que le nom de domaine prend une importance de plus en plus patrimoniale.
[www.afnic.fr]
Trop de messages tuent la messagerie !
La croissance exponentielle du volume des messages fait perdre deux heures par jour aux employés. Beaucoup de messages sont inutiles et la vérification de la liste des messages indésirables prend néanmoins du temps. Aussi, certaines entreprises (dont Intel) ont décidé de fermer l’accès aux boîtes de messagerie le vendredi. D’autres ont choisi le mardi matin.
[www.domaineinfo.fr]
Le Hameçonnage revient cher
Trois milliards de dollars, c’est le coût annuel auquel reviennent les pratiques de Hameçonnage (phishing) aux Etats-Unis. Les sites de vente en ligne ou de ventes aux enchères figurent en première ligne des escroqueries pratiquées.
The third International IEEE Conference on RFID , Les 27 et 28 Avril 2009, à Orlando, Floride ... [suite]
IEEE WCNC, Du 5 au 9 Avril 2009, à Budapest, Hongrie, Wireless Communications (...) ... [suite]