L’emploi de la carte à puce permet de garantir à la fois la confidentialité des informations et l’authentification des échanges effectués. Les Etats-Unis ont parié sur cette technologie pour garantir la bonne gestion des dossiers médicaux dans leurs hôpitaux accrédités. Une réforme longue et difficile qui demande l’adhésion et la participation de tous les professionnels de santé.
Les grandes lignes du projet américain
Aujourd’hui, les soins de santé sont, comme beaucoup d’autres activités humaines, à un point crucial de leur évolution. Il leur faut passer de l’époque du papier à l’ère du numérique, pour des raisons d’économie, d’écologie, d’efficacité et aussi, de rentabilité. La législation et l’intervention financière du gouvernement américain facilitent cette transition un peu trop rapide, il est vrai. Les données médicales sont d’ordre personnel et pour cette raison, elles sont particulièrement sensibles. Le paradoxe, c’est qu’elles doivent être très protégées et pourtant demeurer accessibles rapidement auprès des professionnels de santé au prix de revient le plus faible et en un endroit jamais connu à l’avance. Le Dossier Médical du Patient (Electronic Health Record) repose sur les technologies les plus récentes des Technologies de l’Information. La loi américaine HITECH (Health Information Technology for Economic and Clinical Health Act) de 2009 a imposé ce passage au DMP électronique et a précisé que celui-ci devait être présenté sous un format normalisé, accessible et lisible, tout en demeurant échangeable, sécurisé et confidentiel. Ce sont les technologies associées à la carte à puce qui ont permis d’associer ces différentes contraintes. D’autre part, l’effort financier important du gouvernement américain (19 milliards de dollars) joint à la menace de sanctions en cas d’obstructions avérées permet d’envisager avec confiance la création des DMP pour l’ensemble de la population américaine d’ici 2014. Le chiffrage, le cumul de deux facteurs d’identification et la biométrie associée à l’emploi de la carte à puce confortent le sentiment de sécurité attaché au futur système américain de santé informatisé. Les hôpitaux sont intéressés à la réussite de ce projet, car l’homologation et l’accréditation de leur système de DMP leur donnera droit à la "qualification", condition essentielles à l’attribution d’importantes subventions.
Lente adoption du Dossier Médical du Patient aux Etats-Unis
Selon une étude effectuée auprès de plus de 5 000 médecins américains par une société d’assurance spécialisée auprès du corps médical, la "Doctor Company", cinq Etats des Etats-Unis sont en tête de l’adoption du principe des dossiers électroniques médicaux (DMP). L’Orégon est en tête avec 41 % de ses médecins, suivis par l’Etat de Georgie (39 %), la Floride (37 %), l’Etat de Washington (35 %) et la Virginie (34 %).
Cependant, cette étude souligne la réserve manifestée par certains médecins en cette occasion. En effet, bien qu’ils remplissent avec beaucoup de soin la palette des critères demandés, certains médecins remarquent que ceci, dans l’immédiat, n’apporte guère d’améliorations à leur pratique quotidienne et que cette bureaucratie ne fait que leur occasionner une perte de temps et d’argent, tout en les éloignant de leur propre relation avec le patient. Le bénéfice de l’opération appartient sans doute au futur ! Près de 40 % des médecins interrogés envisagent acquérir un logiciel de DMP dans les trois années à venir, sous réserve que celui-ci satisfasse à des critères raisonnables, et en rapport avec la réforme de santé qui est envisagée par le gouvernement. D’autre part, la fragmentation des informations en fonction des pathologies conduit à un océan de répétitions dont l’utilité demeure incertaine. Le projet d’organisations de soins tarifés (ACO, pour Accountable Care Organizations) ne recueille que 14 % d’avis positifs contre 29 % de refus, 57 % de professionnels de santé demeurant encore indécis. L’étude complète est disponible au siège de la société "The Doctors", sous le titre "The Future of Health Care, A National Survey of Physicians". www.healthcareitnews.com/news/ www.thedoctors.com/ecm/groups/
Salon INTERNET WORLD , Du 24 au 26 Avril 2012 à Londres, INTERNET WORLD : l’évènement ... [suite]
Séminaire IPv6, Le 11 Avril 2012, à Telecom ParisTech., Le G6 organise un séminaire ... [suite]