Le marché de la carte à puce est en lente réorganisation et la concurrence est rude au moment où apparaît la technologie des paiements mobiles sans contact.
Nos grands acteurs de la puce
La France accueille plusieurs centres de R&D spécialisés dans les semi-conducteurs. Intel y dispose de trois centres (Toulouse, Montpellier, Sophia-Antipolis) utilisant 500 ingénieurs. Freescale, ARM, STMicroelectronics, et les centres de ST-Ericsson, sont spécialisés dans les composants pour mobiles. A Caen, NXP développe et intègre les logiciels intégrés sur ses puces NFC.
Cartes à puce : Mouvement dans les sociétés
Oberthur s’était lancé dans le marché des cartes à puce en 1987 et il était devenu le second de ce marché mondial en 1999, derrière Gemalto, à la suite du rachat de De La Rue Card System. La revente récente de cette activité au fonds d’investissement américain Advent permet à ce dernier de renforcer l’activité des systèmes de paiement sécurisés de sa société britannique RBS WorldPay.
Morpho, filiale la société Safran, a signé avec le conglomérat Carjaval un contrat portant sur l’acquisition d’usines de fabrication de cartes bancaires en Colombie et au Pérou. Morpho espère répondre aux besoins du marché bancaire sud-américain, en pleine conversion vers la norme internationale EMV pour les cartes de paiement basées sur la technologie des cartes à puce.
Gemalto a diversifié ses activités au moment opportun. Son activité dans la téléphonie mobile demeure soumise à d’importantes pressions liées aux marchés du mobile. L’orientation de Gemalto vers les services et les logiciels est aujourd’hui payée de retour, grâce au décollage des transactions sécurisées et à la perspective du déploiement du paiement sans contact (NFC). Gemalto est optimiste pour ces dernières perspectives dans plusieurs pays du monde, et il caresse l’espoir de développements aux Etats-Unis. Une croissance annuelle des ventes comprise entre 9 % et 11 % et une profitabilité comprise entre 10% et 12% sont envisagées.
http://link.reuters.com/xem43s
La carte à puce franchit l’Atlantique
Après avoir amplement et longuement réfléchi, les commerçants américains ont décidé de s’orienter vers la carte à puce EMV avec Visa pour les paiements courants. De sorte que les acteurs de la Bourse ne sont pas restés indifférents à cette orientation. Les cours des actions de Gemalto et d’Ingenico ont de ce fait augmenté respectivement de 27 % et de 15 % depuis le 8 Août, sans toutefois reprendre leurs valeurs de Février ou Juillet 2011. A compter du 01 10 2015, la responsabilité de la prise en compte des transactions effectuée sur la base de cartes falsifiées (en technologie à bande magnétique) incombera aux commerçants. En revanche, la contribution financière aux frais de sécurité ne sera plus exigée des commerçants américains effectuant les trois quarts de leurs transactions avec un terminal pour cartes EMV. Les Etats-Unis rejoindront alors le Mexique et le Canada dans l’emploi de cette technologie EMV et ils pourront oublier les cartes à piste magnétique réputées peu fiables. Cette décision tombe à pic, car la fraude s’intensifie et les commissions interbancaires perçues sur les cartes de débit (prévues pour compenser justement les pertes liées à la fraude) ont été très réduites. Avec 2 milliards de cartes bancaires et plus de 12 millions de terminaux de paiement, les Etats-Unis représentent 27 % du marché mondial. Cependant, pour le moment, ni MasterCard, ni American Express ne se sont pas encore prononcés en faveur de l’adoption de la carte EMV. En Bourse, néanmoins, Gemalto demeure très bien classé dans le palmarès des valeurs technologiques européennes établi par Bloomberg.
Paiement sans contact pour le stationnement en zone urbaine
Après Nice, Strasbourg va déployer, avec le concours de Visa Europe France, des services accessibles aux communications en champ proche (NFC) et la technologie associée à ces usages pour les cartes bancaires et les téléphones portables. En Octobre 2011, Strasbourg ouvrira un service de paiement sans contact pour le stationnement en zone urbaine avec le concours de la Compagnie des Transports Strasbourgeois (CTS), l’Université de Strasbourg, le Crédit Mutuel, le Crédit Agricole Alsace-Vosges, BNP Paribas, Visa, MasterCard, Orange, Bouygues Télécom, SFR, NRJ Mobile, les sociétés Parcus et Parkéon. Suite à l’appel à projets "Déploiement des services mobiles sans contact NFC" lancé par le gouvernement, les deux tiers des régions françaises pourraient bénéficier des services de cette nature.
Moyen de paiement adapté aux petits montants (jusqu’à 20 Euros), le sans contact se présente comme l’outil du futur des paiements. Intégrée à un téléphone portable, cette technologie ouvre la voie du paiement par mobile. Avec 23,3 millions de cartes Visa sans contact émises à ce jour en Europe depuis le lancement en 2007, Visa Europe joue un rôle clé de conseil et de coordination entre banques et acteurs industriels pour déployer massivement cette technologie sur l’ensemble des pays. La Grande-Bretagne est le pays le plus actif en matière de paiement sans contact avec 15 millions de cartes en service. Plus de 23 millions de cartes Visa sans contact sont en circulation en Europe, un chiffre qui atteindra les 30 millions d’ici la fin de 2011. www.visaeurope.com
Ouverture de la plateforme de paiement en ligne
Le service de paiement en ligne Buyster, mis au point par Atos en collaboration avec Orange, SFR, Bouygues Telecom, va permettre aux exploitants de réseau de communication mobile de s’introduire dans le marché du commerce. La Banque de France a accordé son agrément d’établissements de paiements selon cette technologie. Le paiement mobile sur Internet s’effectue sans communiquer ses coordonnées bancaires, celles-ci étant prises en charge par la plateforme Buyster lors de l’ouverture du compte. Chaque transaction est sécurisée par un code confidentiel nécessaire à la transaction et par le numéro du terminal téléphonique mobile qui identifie l’utilisateur. Le service sera facturé aux commerçants sous forme de commissions de l’ordre de 1 % à 3 % par transaction selon le volume d’achats. Les enjeux économiques concernent 30 millions d’Internautes en France. En 2015, le marché français du "commerce mobile" pourrait représenter 6 milliards d’euros. http://atos.net/en-us/
Salon INTERNET WORLD , Du 24 au 26 Avril 2012 à Londres, INTERNET WORLD : l’évènement ... [suite]
Séminaire IPv6, Le 11 Avril 2012, à Telecom ParisTech., Le G6 organise un séminaire ... [suite]